Il y a 20 ans, l’IFP faisait figure de pionnier dans le soutien technologique en mettant ses compétences au service des PME, afin de transférer son savoir-faire scientifique et technique à des sociétés qui n'évoluaient pas forcément sur les marchés du pétrole et du gaz.
Aujourd’hui, cette relation prend la forme d'un codéveloppement : l’IFP met au point avec les PME des technologies adaptées à leurs besoins spécifiques. La plupart des projets – une vingtaine de conventions par an, plus de 500 en 20 ans – se déroulent sur une ou deux années et concernent essentiellement les domaines de l’environnement, de la dépollution et plus généralement des écoindustries.
De l’avis même des dirigeants de PME, les avantages liés à cette forme de coopération sont multiples : validation de technologies via des simulations numériques, tests sur prototype, assistance à maîtrise d'ouvrage pour la construction de pilote industriel, mais aussi aide juridique, veille technologique, mise en réseau, apport de la notoriété de l’IFP vis-à-vis des banquiers et des clients.
• l'IFP apporte aux PME, qui ont des besoins de R&D qu'elles ne peuvent générer en interne, un appui pour leur permettre de développer leurs propres innovations.
• l'IFP transfère à des PME des innovations issues de sa recherche et transposables à d'autres secteurs d'activité que les siens.
Cette politique de soutien technologique aux PME innovantes conduit l'IFP à intervenir dans des secteurs d'activités et des domaines très variés tels que:
• l'énergie et les nouvelles technologies de l'énergie (NTE),
• le bâtiment,
• les industries chimiques et pharmaceutiques,
• l'environnement et les techniques de dépollution,
• les biotechnologies,
• les équipements de laboratoire,
• les équipements industriels, les capteurs,
• les logiciels,
• l'informatique industrielle, etc.
La seule limite au champ d'intervention de l'IFP est l'existence de compétences et de moyens mobilisables en interne pour accompagner efficacement le projet d'innovation de la PME. L'IFP puise dans un vivier de 1700 personnes et de 50 métiers ou domaines de compétences :
• le génie des procédés,
• la conception et la validation d'appareils de mesures, d'analyse et d'essais,
• la simulation numérique et le contrôle de processus,
• les solides divisés,
• le génie des matériaux,
• la mécanique des solides et la mécanique des fluides,
• les mathématiques appliquées, etc.
Au-delà de ces compétences, l'IFP peut apporter son savoir-faire dans la structuration de projets, une expertise en propriété intellectuelle, une stratégie de veille ainsi que la mise en réseaux avec des partenaires industriels ou universitaires.
L'entreprise doit être une PME indépendante et autonome (moins de 500 personnes et non affiliée à un grand groupe, de la start-up à la gazelle) et avoir un projet de développement de produit ou de procédé dont le caractère innovant est avéré et le marché identifié. La PME qui assurera seule la commercialisation du produit ou procédé développé en partenariat avec l'IFP, doit être en mesure de maîtriser les différentes phases de son industrialisation et de sa mise sur le marché.
Le mode de partenariat R&D privilégié est le codéveloppement où les contributions de chaque partenaire sont clairement identifiées et équilibrées, devant conduire à la meilleure synergie pour la réussite du projet. L'IFP propose à l'entreprise de partager les risques financiers en finançant sur ses fonds propres sa contribution au projet. En contrepartie, l'IFP perçoit une redevance sur le chiffre d'affaires généré par la commercialisation du produit ou procédé co-développé.Il s'agit d'un véritable partenariat gagnant - gagnant, la rétribution de l'IFP étant conditionnée par le succès commercial du co-développement. Un contrat de partenariat en précise les modalités. Ce partenariat s'inscrit dans la durée. L'IFP accompagne la PME jusqu'à la mise sur le marché.
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